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Le MIRADOR |
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Vendredi 13 Octobre 2006. Pour se rendre dans ce petit coin d'Espagne à partir de chez moi, il faut moins de 3 heures de voiture. Dès que les monts Pyrénéens sont franchis, l'ambiance, les odeurs, les paysages changent. Nous voici en Catalogne Espagnole, et pour atteindre Cadaquès, la route finale est sublime, elle déroule ses lacets sur les pentes du Cabo Créus, le Cap de la croix au milieu des pinèdes des garrigues des vignes et des oliveraies, la plupart à l'abandon sur ces terrains rocailleux où le travail de l'homme est difficile, ce qui le rend admirable. Les nouvelles générations ont délaissé ces terres exigeantes, et un Parc National a été créé pour préserver cet espace sauvage comme un îlot de nature vierge témoin du passé de cette Costa Brava souvent défigurée par le développement touristique. |

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Au Bar Central, Dennis est persuadé que je suis un descendant des "Croisés" et demande à mon frère si j'ai fait la guerre d'Algérie. |

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Cadaquès, vendredi 13, jour de chance pour les amoureux, silhouettes et reflets su la plage de la Calanque. |

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La Calanque de Cadaquès : Petite houle d'Octobre. |
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Où que nos pas nous mènent à Cadaquès, on finit toujours par une pause au Bar Central. On y rencontre aussi bien des intellectuels de Barcelone ou d'ailleurs, des voyageurs huppés ou des étudiants, guide du routard en poche, des joueurs de cartes ou de dominos venus partager "una cerveza San Miguel" (j'adore également "la Estrella" blonde et pétillante à souhait, étoile oblige...). On y croise également des pêcheurs qui après avoir "dansé" sur leurs barques catalanes, après avoir relevé leurs filets où brillaient quelques "besugos", "sargos" ou autres "salmonetes" aux reflets rouges et dorés, viennent se fondre dans cette chaleureuse ambiance festive. |

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A droite, mon frère Pierre-Emmanuel, musicien de talent. |
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Mon frère Pierre-Emmanuel est pour moi le plus grand musicien de Jazz qu'il m'ait été donné de rencontrer, il y a forcément une petite part de parti-pris dans ce jugement, mais il est profondément sincère. Après avoir débuté sa carrière dans les bals languedociens (orchestre d'Eric Perrier), il a accompagné Michel Delpech, puis Franck Fernandel, le fils du père. Après s'être "exporté" au Japon puis à Los Angeles où il s'est produit pendant 5 ans au célèbre Mapple Drive, le voila de retour du côté de Montpellier où il est en attente d'un nouvel envol. N'hésitez pas à me contacter pour de plus amples informations. Je peux simplement vous assurer que lorsque vous le croiserez, vous sentirez plâner au dessus de son piano l'âme éternelle de Bill Evans. |

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Mon frèrôt, Pierre-Emmanuel, disciple de Bill Evans. |

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Au détour des ruelles, la mer toujours recommencée, une voile, un oiseau, un reflet, une lointaine sirène... |

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Mon frère sans son piano, c'est un peu moi sans mon Lumix Leica ou sans mon VTT... |

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Avec les premières pluie d'Octobre, l'Aloës va lancer son bourgeon vers le ciel |

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Au bar Central, Dali est à l'honneur et continue à apostropher silencieusement la foule de son talent original et provocateur. |
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La Calanque de Cadaquès est un abri très apprécié des plaisanciers. On peut y trouver refuge même en hiver lors des coups de tramontane. Seules les dépressions du golfe de Gênes ou du Lion et leurs vents d'Est, les redoutables "marinades", viennent perturber ce hâvre paisible. La côte entre Port de la Selva et Cadaquès est magnifiquement sauvage et rocheuse. Il est toujours prudent hors-saison, avant de vouloir doubler le redoutable Cabo Créus, de consulter la météo. Il n'est pas rare, lors des furies de temps d'hiver, de voir des petits cargos mouiller en baie de Rosas, en attente d'une accalmie pour doubler sûrement ce Cap et poursuivre leur route vers le Nord. |

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DALI, un style, une verve incomparable," je suis fou du chocolat Lanvin", un talent immense qui ne l'a pas empêché de se moquer du monde de la vie et de lui-même. |

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Chaque fenêtre, même ouverte sur le monde, garde ses plus anciens secrets... |

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Les averses d'automne font courir l'eau dans les arroyos habituellement secs du Cabo Créus. |

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Le temps d'une pluie d'automne, quelques jours de cascade.... |

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Douceur d'Octobre |

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Port Lligat, la maison de Dali. Portail. |

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Le balcon du Pigeon |

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Le Guetteur d'Horizon |

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Les "dessous chics" d'un balcon. Comme dans la chanson de Souchon, "voir sous les jupes des filles"... |

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Le "Chateau" de Cadaquès. |

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Cadaquès est un petit coin de Paradis, ne l'ébruitez surtout pas, puisse ce "tabblo" rester confidentiel. |

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les lumières clairsemées de l'automne |

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Port-Lligat, la célèbre maison de Salvatore Dali est devenue un lieu de visite très couru. |

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Des Musiques plein la tête |

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L'oeil de l'Artiste |

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Cabo Créus. Tout près, dans un paysage de rocaille, a été tourné un film dans les années 50 : "Le Phare du Bout du Monde". |

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Le Cyprès de Selva de Mar |

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Escales d'Octobre |

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Au temps révolu où les hommes enjolivaient les façades.... |

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Dans la lumière du Central Bar |
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Ma première escale à Cadaquès date de 1965, une quarantaine d'années, une demie-vie. C'était au temps où mon père roulait dans une vieille Chevrolet vert pâle et hors d'âge : """on allait au bord de la mer, avec mon père ma soeur, ma mère, et quand les vagues étaient tranquilles, on passait la journée aux îles..."" C'était au temps où quand on attrappait sur la petite route de Puerto de la Selva à Cadaquès, le camion citerne qui alimentait la ville en eau potable, il fallait plus d'une heure pour arriver à destination... Depuis, des barrages ont été construits sur les versants des Pyrénées, l'eau courante et pure est partout, et nous n'avons plus conscience de ce luxe qui manquait encore cruellement il n'y a pas si longtemps. |

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Anonyme, au bar de la playa, samedi matin |

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L'Eglise de Selva de Mar |

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Pigeon sur son Mirador |

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Les ruelles de schiste gris de Cadaquès sont toujours illuminées par les devantures chaudes de magnifiques boutiques. |
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Je me suis toujours demandé si les oiseaux pouvaient apprécier la beauté d'un paysage. Ils ont le loisir de se poser sur les plus beaux miradors, les plus belles tours de guets... Vues imprenables sur la mer le ciel et les forêts. Je me suis toujours demandé si les oiseaux pouvaient voler sans but, pour le plaisir unique et simple de voler, de sentir bruisser le vent au bout de leurs ailes... Et si les oiseaux avaient pour seul but celui de vivre un jour de plus sans se soucier des jours prochains? Je ne saurais jamais si les oiseaux ont la conscience du temps, mais j'ai la certitude qu'il aiment les belles journées et le beau temps, et qu'ils s'aiment davantage quand revient le printemps... |

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L'Âme de DALI à travers sa Muse |

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Cabo Créus, extrémité la plus orientale de la péninsule Ibérique, terre magique et sauvage |

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Cap de la Vall, Samedi, 3 heures à nager avec bonheur dans l'eau fraîche (néoprène 6mm) |
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"""Avec mon coeur qui a su faire souffrir autant qu'il a souffert sans pour cela faire d'histoires, avec mon âme qui n'a plus la moindre chance de salut pour éviter le Purgatoire""". Si vous souhaitez vous plonger dans l'ambiance à peine lointaine de Cadaquès du siècle dernier, le roman "Les Pianos Mécaniques" de Henri-François Rey, prix Interallié 1962, vous transportera un demi-siècle en arrière. L'auteur y nomme Cadaquès Caldeya, mais ce sont les mêmes ruelles, les mêmes coups de coeur, les mêmes reflets argentés sur la mer. |

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Dominant la baie de Rosas au Sud et le Golfe du Lion au Nord : L' observatoire de Cadaquès. |

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La jarre se lézarde comme un coeur """qui s'est frotté aux soleils de tous les étés...""" |
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Après l'été, c'est le charme secret de l'arrière-saison. Encore un secret à ne pas trop ébruiter, faute de quoi, il n'y aura bientôt plus ce charme savoureux d'arrière-saison. C'est l'heure où l'on prend le tiède à trois face à la mer, ce sont les jours où, après les impératifs de l'été, les chalutiers et les palangriers font plus souvent relâche, les étraves illuminent les quais et les poissons harcelés entrevoient enfin quelque répit. Ce sont les jours où la douceur marine pose un voile de brume sur les crêtes que le soleil couchant irise, c'est la saison d'automne, la plus sublime, dont les beaux jours n'en finissent plus de tourner le dos aux beaux jours, c'est la saison où l'on savoure ces plus belles lumières, indécises éphémères et fugitives... |

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Soleil couchant sur les crêtes |

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J'aime les images qui font monter les yeux vers le Ciel |

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Saturday Night on Cadaquès Church |

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Ombres et lumières |

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Sur les Crêtes, au dessus du Monastère de San Pedro de Roda |

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Quand la montagne fait ses vagues |

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Une heure avant la Nuit |









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