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Derniers jours de Novembre. Le Vent du Sud est chose rare sur les Cévennes. Le plus souvent, le vent , Mistral ou Tramontane, vient du Nord, avec un grand ciel vide et bleu. Le vent peut venir du Sud-Est aussi, c'est le Marin, chargé de l'humidité lourde du Golfe du Lion. C'est ce vent-là qui arrose en trombes les versants Cevenols, allant jusqu'à faire déborder brutalement les Gardons dans les plaines. Mais quand vient la douceur du vent du Sud, la pluie est plus rare, on peut sentir comme un parfum d'Afrique. Et cet air inhabituel transforme le paysage. Il est difficile de savoir si on est encore en Cévennes. Les nuages sombres menacent, sans véritable averse, ils jouent avec les crêtes et estompent les contours du relief. On se perd entre monts et vallées, on ne sait plus vraiment d'où vient la lumière. Même les oiseaux ne savent plus si ils doivent se poser ou voler. Je me suis perdu une fois de plus dans ce clair-obscur avec un certain délice, cherchant encore quelque jardin secret. Tout en bas, dans la vallée profonde, l'auberge de Stevenson allumait sa lanterne avant la nuit. Je rêvais de voyages anciens, et à venir. Je sais depuis toujours que la vie n'est rien d'autre qu'une grande errance faite de petits voyages. Amitiés à tous, bises aux parents et aux chers amis. Yours sincerely. Thierry, Chiloedream. |









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