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Hier, j'ai reçu deux messages d'amis du bout du monde, l'un de mon vieux OMER qui m'attend dans la Caraïbe pour son futur bateau, l'autre de mon vieux JORGE qui m'attend au Vénézuela pour ses nouveaux navires. Il y a une nuance entre FUTURS et NOUVEAUX navires, les nouveaux semblent un peu plus proches... Du coup, j'ai ouvert mes anciens albums papier argentique et je me suis replongé dans l'année 2002 finalement assez proche : Cette année-là, j'étais allé lancer, pour mon ami JORGE, le magnifique "Fast Ferry" JOSEFA CAMEJO sur la ligne VENEZUELA/ARUBA/CURACAO. Pendant deux mois, j'ai eu l'honneur d'être "El Capitàn Francès" de ce sublime navire Vénézuélien made in Singapour. Cela m'a permis de découvrir la Province de FALCON, l'une des plus pauvres de ce fascinant pays à l'écart des routes touristiques. A l'époque, le Président CHAVEZ briguait déjà un nouveau mandat. Je me souviens de la Passion et de l'Espoir immense de tout un peuple. Je me souviens de la pauvreté et de la noblesse de LA VELA DE CORO et de CORO où était basé mon navire. Je me souviens de l'incroyable et inégalable richesse intérieure de tous ces amis croisés chaque jour. Il suffisait que je dise un mot en espagnol pour que mon origine française soit démasquée. Cent fois, j'ai dû évoquer la France, et cent fois j'ai dû affirmer que la Province de FALCON était pour moi plus riche à certains égards que ma terre d'origine. Il est des endroits du bout du monde, profondément oubliés, où la richesse se lit dans le regard des hommes. Je n'oublierai jamais ce vent de sable qui pouvait barrer dans la nuit la route du débarcadère, emportant au loin les rêves les plus fous. Je n'oublierai jamais l'attente d'une population pour ce navire qui devait lui ouvrir une route vers des îles illusoirement plus riches. Je n'oublierai jamais l'espérance immense de tout un peuple pour un peu plus de bonheur. Je dédie en priorité ce tabblo à mon ami Vénézuélien JORGE qui m'a fait ouvrir mes vieux albums, à mon ami fidèle OMER l'Antillais qui m'attend pour de prochains voyages dans la Caraïbe, à mon vieux RICHIE le Singapourien qui m'attend désespérément du côté du Cap Vert, enfin à mon vieux FREDO, ami de la première heure, qui vit en ce moment les mêmes déboires familiaux que moi et veut que nous finissions tous les deux notre parcours maritime sur la même galère, pardon, sur le même navire entre Corse et Continent. Je dédie enfin ces images à tous mes amis de "Tabblo", ils font aujourd'hui partie intégrante de mon horizon. Amitiés à tous, et bien davantage à mes chers parents. Yours sincerely. Thierry, Chiloedream. Je voulais compléter ce tabblo en indiquant que "JOSEFA CAMEJO", née à CURAIDEBO, est une héroïne de la Province de Falcon, elle a donné son nom au beau navire de la première image. Pour découvrir davantage ce personnage emblématique, cette femme qui s'illustra dans un pays à une époque dédiée plutôt à la gloire des hommes, vous en saurez davantage sur le destin légendaire de la belle JOSEFA CAMEJO en parcourant le lien ci-dessous. Bonne lecture, amitiés à tous, thierry, chiloedream : LA HEROINA JOSEFA CAMEJO El caso de Josefa Camejo es único en la historia de Venezuela. Nacida en tierras del Estado Falcón, se dedicó con ardor a luchar por la independencia de nuestro país, no sólo en su ámbito territorial sino en varias regiones venezolanas. Estamos, por lo tanto, ante la presencia de una heroína nacional. Esta singular mujer nació en el fundo de Aguaque, en Curaidebo, Pueblo Nuevo, Estado Falcón, el 18 de mayo de 1791. Recibió en Coro una esmerada educación, y luego fue trasladada a Caracas para continuar sus estudios. Aquí se encontraba cuando estalló la revolución del 19 de abril de 1810. Tenía Josefa Camejo 19 años, y se sumó a las acaloradas sesiones de la Sociedad Patriótica. En 1811 viajó con su madre a Barinas, donde residía su tío Monseñor Mariano de Talavera y Garcés. Allí, ante la amenaza de los realistas de invadir a Barinas, Josefa Camejo reúne un numeroso grupo de mujeres, ansiosas todas de participar también en la lucha armada, y encabeza una petición dirigida al Gobernador de la Provincia, Pedro Briceño del Pumar, mostrando la extrañeza de las mujeres barinesas porque «no se haya contado con ellas para proteger su seguridad ... », asegurándole que «el sexo femenino, Señor Gobernador, no teme los horrores de la guerra, antes bien, el estallido del cañón no hará más que alentar, su fuego encenderá el deseo de libertad, que sostendrá a toda costa en obsequio del suelo patrio ... » De Barinas Josefa Camejo pasó a Mérida, donde contrajo matrimonio con el prócer Juan Nepomuceno Briceño Méndez. En 1814 se refugia en Bogotá, donde nace su primer hijo, Wenceslao. Permanece en Bogotá hasta 1819, año en que entra triunfante a la capital Simón Bolívar. Regresó entonces a Barinas, y de allí, en 1821, a Maracaibo, que acababa de pronunciarse por la independencia. Rafael Urdaneta le encomienda a Josefa Camejo la tarea de levantar la provincia de Coro a favor de la independencia, lo que hizo admirablemente esta heroína, al lograr el pronunciamiento de Pueblo Nuevo en la Península de Paraguaná, el 3 de mayo de 1821. Luego de una vida llena de virtudes, Josefa Camejo murió en 1862, posiblemente en Ciudad Bolívar, donde habría que hacer una campaña para tratar de ubicar su tumba y rescatarla para la historia y los tiempos presentes y futuros. El presidente de la República, Hugo Chávez, el día 08 de Marzo de 2002, realizó la ceremonia de incorporación simbólica de la heroína Josefa Camejo al Panteón Nacional, en el marco de la celebración del Día Internacional de la Mujer. |









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